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O n e * t r y , * o n c e * a n d * i t ' s * e n d i n g
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_______8 Fans___Il a des lèvres ... parfaites. Han, mais j'arrive pas à m'arrêter de les regarder ! Faut que je fasse gaffe quand même ... la dernière fois que j'me suis fais chopé j'avais pas l'air malin à dire qu'il avait un morceau de salade coincé dans le piercing ... J'étais ... un peu dégoûté d'être nul pour la matage on va dire ...
-« Ca fait déjà deux ans que Tokio Hotel gravit les échelons de la gloire ... est-ce que vous pensez que ça vous empêche d'avoir une petite amie ? » demanda la journaliste.
Comment ça ? On en veut pas !
-« C'est vrai que la célébrité n'aide pas. On ne peut pas réellement savoir si les filles s'intéressent à nous pour ce que nous sommes ou ce que nous possédons. En ce moment, nous n'avons pas le temps d'en avoir une. »
Han, arrêtes Tom ! Tes lèvres sont trop orgasmiques ! Et quand tu parles ... hum ... un vrai délice ...
-« Par contre ... ça ne nous empêche pas de nous ... amuser. »
Quoi ? C'est ... c'est beaucoup moins orgasmique d'un coup. Le nombre de fois incalculable où j't'ais vu ramener des filles bourrées ... euh, non. Le nombre de fois incalculable ou j'ai vu des filles te ramener bourré ...
Et cette pétasse de journaliste qui ... qui lui fait un clin d'½il ! Carrément quoi ! Salope !!!
Mais mon Tomi va pas craquer pour ça quand même il a un honneu ...
-« D'ailleurs, y'a une soirée privé dans un club pour nous, aujourd'hui ... ça tombe bien j'ai encore un pass ...tu pourras te joindre à nous ! »... Je te hais Tom. Tout simplement ... si seulement je pouvais te haïr ... mais nan !
Mais qu'est-ce qu'elle fait ? Nan ! T'as pas l'droit de le prendre ! Remets ce pass où tu l'as trouvé ! ... et sans toucher la main de Tom !
Et moi ... j'suis obligé de voir ça tous les jours ... et si, encore je n'entendais ou ne voyais pas mon frère se taper toutes ces filles ... mais il trouve toujours un moyen pour passer dans la pièce en renversant tout ce qu'elle contient pour arriver à la porte de sa chambre ... avec bien sur, une nana dont il p'lote les seins tout en bavant autour de sa bouche ... ouais.
C'est SU-PER agréable. Quand on sait que je suis totalement amoureux de lui bien sur. Pourquoi j'aurais honte de le dire ? Au moins j'me voile pas la face.
J'sais pas vraiment quand c'est arrivé ... mais le fait est, que c'est là. J'ai bien essayé d'me débarrasser de ces ... p'tains d'sentiments à la noix, mais y'a pas moyen. Plus il devient con, plus j'l'aime. J'en arrive à me demander si c'est pas moi, qui le suit.
Et je le vois. Tous les jours. Il m'envoie des gentilles vannes en pleine poire. C'est pas méchant. C'est ce qu'on fait. Entre frères ... mais moi j'aimerais tellement qu'on soit plus que des frères. Ou alors plus frères. C'est horrible comme ... je l'aime quoi !
Et voilà, notre jolie petite journaliste va passer à la casserole ce soir même. Et avec la chance que j'ai, c'est dans ma chambre que ça va se faire ... ouais, ch'ais pas s'il le fait exprès mais ça arrive un peu trop souvent qu'il se trompe de chambre ... Beurk dans ... mes draps. C'est répugnant.
C'est la fin de l'interview. Evidemment, Tom n'a pas arrêté de mater ET draguer la gentille et naïve [ou peut-être pas tant que ça] petite journaliste. A gros seins, je précise. Enfin, normale quoi. Comme Tom les aime ... j'en ai bien peur.
On sort de l'immeuble, où comme d'habitude nous attend une foule nombreuse. Les gardes du corps ne sont jamais de trop dans ces situations. Surtout quand il n'y a pas de ... barrières !
On vient d'entrer dans le club. Une boite de nuit branchée en fait. Avec que les gens qu'on a invité. Donc une trentaine de filles pour Tom ... et Georg. Il va pas toutes se les faire quand même ! Nan ... ils partagent le gibier, comme ils disent. J'crois que Gustav a invité des potes. Et moi ? Personne. J'ais envie de voir personne. Je sais. J'me renferme sur moi. C'est pas bien. Mais c'est comme ça. J'peux pas m'empêcher de l'aimer et ça me tue. Personne le sait - enfin j'espère. J'imagine le scandale. Ca serait la ruée vers l'or.
'Alors comme ça, vous êtes bien homosexuel ?', 'Bill Kaulitz, amoureux de son frère jumeau ... la rumeur n'a pas été démentie' Bref. Des vertes et des pas mûres.
Et le pire ... c'est qu'ils auraient raison. Parfois ... j'me dégoûte de moi-même. Mais ... j'arrive pas à faire autrement ! J'ai essayé ! Des dizaines et dizaines de fois !
Rien a faire. Je n'y suis JAMAIS arrivé. C'est comme si ... c'était impossible. Que je ne pouvais pas - ou plus - aimer Tom d'une autre façon que d'un amour plus que fraternel. C'est horrible. Et c'est vrai.
Je l'aperçois au loin. Super. C'est l'heure des slows. Les filles se sont précipitées sur Tom ... et sur moi. J'ai dansé avec deux ou trois filles. C'est pour leur faire plaisir et surtout pour faire bonne impression. Y'a pas d'journalistes mais les filles réussissent toujours à faire entrer des appareils photos. Autant être prudent. Pis de toute façon ... Tom doit pas savoir que ... j'suis amoureux de lui. Faut pas. Ce serait une grave erreur j'pense. Mon c½ur se brise une nouvelle fois, alors qu'il pose ses mains sur les fesses d'une fille. Elle lui chuchote des trucs a l'oreille et d'après le sourire qu'il fait ... ça doit être sur la pâtisserie ou bien la fabrication des bics dans les usines - nan, c'est un de tes putains de sourires pervers, connard.
J'pense qu'en passant mon c½ur au broyeur, ça aurait fait moins de dégâts et de morceaux que quand ... j'ai vu Tom monter l'escalier qui conduit aux chambres avec ... la petite journaliste à gros nibards. Oui. Ca fait mal, j'peux vous le dire. A cent pour cent.
J'ai pas arrêté de rembarrer les filles qui sont venues m'aborder ce soir. C'est triste pour elles, je le sais. Elles pensent peut-être que j'ai pas d'c½ur ou quoi ... j'm'en fiche. C'est pas vrai de toute façon. C'est juste que ... le mien est déjà pris, voilà. Mais ça, elles peuvent pas le savoir.
Ils sont redescendus après avoir passé seulement une heure là haut. J'sais pas trop quelle heure il est. P't'être ... trois, quatre heures grand max ? J'sais pas. J'ai pas bu beaucoup. Je sais bien que j'tiens pas l'alcool. C'est une catastrophe à chaque fois. D'ailleurs j'ai bien failli avouer mon secret une demi-douzaine de fois. J'suis vraiment pas fort. Mais ça j'le sais remarque ...
Peut-être que la petite journaliste bien siliconée était, finalement, naïve. Enfin ... en tout cas, elle a pas l'air d'une grande professionnelle au lit. Parce qu'elle est descendue, avec des mèches de cheveux dans n'importe quel sens et le soutif dépassant du décolleté. Alors que Tom bien sur ... pas un seul truc de travers. Normal. Pro du lit
... comment ça ... ça ... ça me gêne pas ? Si ! C'est juste que j'en suis à quelques verres, pas au point d'me casser la gueule en posant l'pied par terre, mais assez pour ne pas bien distinguer les trucs qui m'énervent de ceux qui me rendent heureux. Ouais, ça a AUSSI des avantages l'alcool ...
J'en reviens pas. C'est ... c'est bien Tom qui marche vers moi là ? Je le reconnaîtrais entre mille mais c'est tellement incroyable ! Il vient jamais me voir d'habitude ! Ou ... j'vais pas m'avancer trop vite, le bar est juste derrière moi. Il doit être venu chercher des verres pour ses copines ... et après j'dis que j'me voile pas la face ...
Je sursaute alors que sa main se pose sur mon épaule.
-« Bill ? Ca va ? ... T'es ... euh ... tout rouge ?! »
Il me lance un regard à la limite du fou rire. Je le hais. Je me retourne sur mon siège, face au bar, pensant qu'il allait se casser et me foutre la paix. Tu parles ... il vient de s'asseoir à mes cotés. Chiant jusqu'au bout ... mais ... merde je l'aime cet abruti !
-« Bill ... qu'est-ce qui se passe ? »
Qu'est-ce qui se passe ? Tu veux vraiment que j'te l'dise ? Ça fait des années que j'suis fou amoureux de toi et que j'te regarde t'enfiler des putes à longueur de temps ! Voilà ! Heureux ?
-« ... Rien. Vas t'amuser. »
Fous moi la paix. Tape t'en d'autre. J'ai l'habitude.
Tout à coup, je sens ses doigts sur mon menton. Il me force à tourner la tête de son coté. Et comme d'hab, je fonds devant ses yeux ... on dit que les hommes ne peuvent pas comprendre les femmes ... je comprends toutes les filles de la Terre qui trouve Tom trop beau. J'en suis peut-être une d'ailleurs, à force ...
-« Expliques-moi ce qui ne va pas. S'il te plait. J'ai ... l'impression que tu t'éloignes de moi. Dis-moi j't'en supplie ... qu'est-ce qui t'arrives ? Qu'est-ce qui nous arrive ? C'est plus comme avant ! Je comprends pas pourquoi ... j'ai changé ? Expliques-moi ! »
S'il continue j'vais pleurer. Ah. Ben non, pas besoin ... c'est déjà fait. J'vais avoir du maquillage partout ! Saloperie ! J'te haiiii ... me.
Je me dégage de ses doigts et baisse le visage. J'espère qu'il a pas vu mes larmes.
-« Bill ... c'est si grave que ça ? c'est de ma faute ? ... qu'est-ce que ... je peux faire ? »
Me suis fait capté. Han, mais j'vais plus tenir si il continue à s'accuser comme ça ! Nan Tom c'est pas d'ta faute ! Ca l'a jamais été ! C'est moi ... j'ai un problème, j'suis pas normal ... fous moi la paix ...
-« Vas t'en ... s'te plait ... »
Je sanglote en plus. Maintenant, c'est absolument certain qu'il va pas me lâcher. Je sens sa main se poser sur la mienne et la serrer. Il s'est levé et me tire.
-« Qu'est-ce que ... »
-« Viens avec moi. »
Je le suis, en homme - ou femme - faible que je suis. Je vacille un peu, mais la main de Tom me tient fermement - oui ça tient une main, toute seule (surtout après plusieurs verres). Je ne sais pas trop où on va ... je crois ... qu'on monte les escaliers. Mais ... ils ne conduisent qu'aux chambres ?! Qu'est-ce qu'on va faire là-bas (il n'y a pas de sous entendu dans cette phrase ... Bill a juste TROP bu ... du coup ça tourne autour de Lui xD) ? Tom me tient toujours la main alors qu'il s'arrête devant une chambre, sort la clef et l'ouvre. On entre, et je m'assois rapidement sur le lit. Il n'est pas défait. Bizarre. Il referme derrière nous. Toujours a clef. Il s'approche et s'accroupit devant moi. Son regard si ... magnifique, plonge dans le mien.
-« Maintenant qu'on est seuls ... tu peux pleurer Bill, mais je veux savoir ... je comprends plus rien en ce moment ... qu'est-ce qui se passe ? Tu as un problème quelconque ? Ou c'est ... moi qui est fait quelque chose ? Tu t'éloignes pas seulement de moi, Bill ... Georg et Gustav comprennent pas non plus. On s'inquiète. Alors s'il te plait, expliques. »
J'allais sortir une phrase ... mais j'l'ais oublié instantanément et j'suis resté la bouche ouverte. Ouais ... euh ... comme un con. Y'a pas d'autre mot devant le spectacle que j'viens d'faire a Tom. De toute façon, j'me suis remis à pleurer encore plus fort que toute à l'heure.
J u s t * l i k e * w e * a l w a y s * d o
Sincèrement ... j'avais presque jamais pleuré autant ... j'm'étais pas rendu compte que ... ça m'avait détruit à ce point de m'éloigner de toi ... mais j'pouvais pas faire autrement Tom ... Tu l'comprends ça ? Nan ... bien sûr que nan, j't'en ai jamais parlé ... et je sais pas encore si je vais le faire aujourd'hui. J'suis vraiment trop nul ...
Finalement j'arrive à articuler une phrase dont j'aurais du me passer, mais c'est la seule qui m'est venue sur le coup.
-« Y'a pas d'problème Tom, tu crois n'importe quoi. »
J'pensais pas qu'il allait réagir comme ça, à ma remarque. J'l'avais jamais vu aussi ... violent ? Il s'est pris la tête entre les mains, a soupiré très fort et s'est relevé.
Et il y a eu ... son regard. D'habitude si ... compréhensif ou tendre. Mais là ... c'était l'apocalypse dans le genre. Les yeux noirs, pas de maquillage comme moi. Nan. De sentiments. La trahison et ... le fait que je ne lui fasse pas confiance. J'avais compris avant qu'il ne se mette à hurler.
-« P'tain Bill ! Tu fais chier ! Ca fait des mois qu'on en parle avec les gars ! Tu te rends compte que tu fais du ... mal autour de toi ?! On s'inquiète comme des malades ! On a même eu peur que tu veuilles quitter le groupe tellement t'étais plus avec nous ! »
J'me suis senti si ... nul. Mais jamais de ma vie on m'a rabaissé comme ça. Mais le pire c'est que ... j'le mérite. Ouais. J'ais vraiment fait aucun effort avec les gars ... J'me sens si nul ! Si dégueulasse p'tain ! J'suis vraiment une merde. J'aurais pas du ... mais ... j'peux pas !
J'me prends la tête entre les mains, et enfonce mes ongles dans mes cheveux. J'en peux plus. J'me sens mal comme jamais. Mes sanglots deviennent des spasmes. J'ai envie d'me taper la tête contre le mur ... pour me punir ? Ouais peut-être ... je sais pas ... je sais plus. J'viens d'faire de la peine aux gars ... à Tom. Ouais, à tout le monde même David j'suis sûr ... mais qu'est-ce que je peux être con !
J'ai pensé qu'à moi, comme la petite star idolâtrée que je suis. Egocentrique et égoïste. Une vraie petite princesse dans son monde. Sauf que mon monde ... c'est Tom.
J'l'avais même pas senti avant. La main de Tom, sur mon épaule.
-« Bill ... calmes-toi s'te plait. Expliques-moi. C'est tout. Et arrêtes de pleurer maintenant, ça sert à rien. »
Nan c'est vrai. Mais j'arrive pas à m'en empêcher.
De toute façon, j'suis dans une impasse. Faut bien que j'lui dise quelque chose ... pourquoi pas la vérité ?
W e ' l l * w o n d e r * w h a t * t o * d o
Nan ... j'peux ... pas faire ça. J'vais l'perdre. J'veux pas t'perdre Tom. Nan, j'veux pas ...
-« ... Pourquoi tu me perdrais ? J'te lâcherais jamais. P'tit frère parles-moi ... »
P'tain j'ai parlé sans m'en rendre compte, en plus.
Je me relève difficilement, manquant même de tomber. Ca tourne un moment, puis j'y vois plus clair. Je lui tourne le dos. Okay. Tu veux savoir Tom ? D'accord ... ça devait bien sortir un jour de toute façon.
-« ... Tu voulais savoir ? Okay. Ouais, t'as raison. J'ai bien un problème ... et ce problème c'est Moi ... Moi par rapport à Toi. »
Je le sens ... il est troublé.
-« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
-« Tu sais Tom ... je t'aime ... tu vas me dire 'moi aussi' ... mais non. Tu peux pas. Parce que c'est pas comme ça que je t'aime. Pas comme toi. Moi c'est plus. C'est Trop. »
Une larme roule sur ma joue. Une parmi les milliers d'autre qui l'ont précédé.
Je le sens se rapprocher de moi, mais je ne ressens pas de colère. Pas dégoût ... Tom qu'est-ce ...
I ' l l * h o l d * y o u * c l o s e r * a n d * t e l l * y o u * I * l o v e * y o u
Ses mains se posent sur mes hanches, et son souffle dans mon cou. Je frissonne.
-« Je t'en prie Bill ... ne dit absolument plus rien ... d'accord ? »
Je ne réponds pas, trop préoccupé par cette phrase et ses mains dont j'ai rêvé des nuits entières. Ses mains sur moi. Pas sur sa guitare.
-« ... C'est bien. »
Ses lèvres me susurrent ces mots, ma peau réagi instantanément par un frémissement. Sa bouche effleure mon cou ... une fois, puis deux. C'est une réelle torture. Je ne sais plus ce qui se passe. Je sais juste ça : Tom.
Sa bouche finit par embrasser délicatement ma peau. Un énorme frisson me parcourt. C'est plus fort que moi. Je ne réagis pas moi-même, c'est mon corps qui a pris le relais. Je ne suis plus capable de réfléchir correctement. Et ce n'est pas l'alcool qui fait ça. Tom m'a débranché en disant cette phrase. Totalement. Un seul courant passe en moi. Le sien.
S o * w h a t * h a p p e n s * o n c e * y o u * l o s e * c o n t r o l * ?
Je le sens me tirer en arrière, lentement. Je me retourne, me retrouve face à lui. Nos regards se croisent pour ne plus se lâcher. J'aime tellement ses yeux ...
Je ne me contrôle plus du tout. Nos visages sont si proches, son souffle ... je le sens. Finalement, c'est sa bouche qui se pose sur la mienne. Ma lèvre inférieure entre les siennes ... si douces. Je n'en reviens toujours pas. Je les ai rêvées, fantasmées et elles me tiennent. Je sens une de ses mains remonter dans mon dos, tandis que sa langue tente de passer dans ma bouche. Je l'ouvre immédiatement et part moi-même retrouver la sienne. Je sens le métal glacé de son piercing sur ma lèvre ... comme je m'en fiche à cet instant. C'est même plus excitant. Nos bouches sont, enfin, scellées. Nos langues se sont, enfin, trouvées. Ca fait ... si longtemps que j'en rêve. Mais qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprends pas.
W h a t * h a p p e n s * w h e n * y o u ' r e * s t i l l * i n * l o v e * ?
La main qui remontait le long de mon dos se trouve dans mon cou et est venue renforcer le baiser. Intérieurement ... tout est extrêmement confus chez moi. Deux ou trois sentiments se volent la vedette, à savoir l'Amour, la Joie, le Plaisir et l'Incompréhension - qui n'a, absolument rien, à foutre ici dans un moment pareil.
Sa main a finit par rejoindre son homologue sur ma hanche. Tom me pousse légèrement, et je glisse sur le lit. Cette fois-ci, je me laisse totalement aller. Il est au-dessus de moi, les bras tendus de chaque coté, un sourire que je ne connais que trop bien sur les lèvres. Une bouffée de joie remonte le long de ma gorge. Car ce sourire ... c'est la première fois qu'il me l'adresse. A moi. Et pour cause ... c'est celui qu'il offre aux filles qui l'attirent.
Il se penche lentement, prenant comme cible, mes lèvres. Il s'arrête à quelques centimètres de celles-ci et ne bouge plus. Hey ! J'les veux moi ! J'me relève d'un coup rapide pour les attraper, mais il m'évite, et je grogne. Ce qui a pour effet d'le faire rire. Enfin, ces lèvres capturent les miennes, et sa langue vient se loger dans ma bouche avec douceur. Elles s'entremêlent avec lenteur. Un baiser ... hum ... langoureux.
Je sens ses doigts s'accrocher à mon t-shirt et le tirer vers le haut. Quelques secondes plus tard, nos bouches se retrouvent, mais se relâchent une deuxième fois pour me permettre d'enlever SON t-shirt. Une de ses mains remonte lentement sur mon torse, je frissonne encore une fois. Ses lèvres dévient de leur trajectoire ... descendent doucement sur ma mâchoire et finissent dans mon cou. Je ne peux retenir un gémissement ... saloperie, il sourit en même temps qu'il commence à suçoter ma peau. Perdu, entre gémissements retenus et frémissements, j'commence réellement à avoir chaud là ...
Ses mains caressent mon torse et mes flancs, tour à tour. Je ne me suis jamais senti ... aussi bien ? Nan, j'trouve plus mes mots ...
J'ai chaud .... et ses lèvres sur mon cou ... c'est trop. Une de ses mains finit sa course sur la boucle de ma ceinture, qui ne reste pas longtemps fermée. Mon pantalon glisse rapidement au sol, et sa main ... sur mon caleçon. Alors là, j'crois que ça m'était jamais arrivé avant. J'ai ... j'ai bandé instantanément. Normal, peut-être, mais en tout cas, il m'a adressé un regard plus qu'insistant, et j'ai rougi, inconsciemment.
Je n'ai pu retenir un gémissement plus poussé que les autres quand il a caressé mon sexe a travers le tissu. Après avoir faiblement sourit, sa bouche s'est jetée sur la mienne. Un baiser enflammé commença. J'ai failli faire une gourde, en mordant sa langue, alors que sa main passait la barrière de mon caleçon qui a vite rejoint le reste de mes vêtements, au sol. Après avoir caressé ma virilité - déjà bien excitée - sa main s'est nouée autour, et entame un vas et viens lent. Trop lent. Je soupire de bien être mais finit par gémir. Il met fin au baiser et me regarde, amusé. Je sais ce qu'il veut ... et vu la tournure des choses (pas d'arrière pensées non plus s'il vous plait), il va l'avoir.
-« Tom ... s'te plait ... p'tain ... plus vite ... »
Il dépose un baiser sur ma joue avant d'accélérer le rythme. Je me sens monter, enfin. Comme pour rajouter à mon - délicieux - supplice, il pose ses lèvres sur un de mes tétons et commence à le mordiller, faisant passer sa langue chaude autour de celui-ci. Je ne me sens plus du tout. Tout est trop ... fort. J'halète et je gémis comme un malade. Mais c'est trop bon.
-« Han ... je vais ... »
Pas l' temps de finir. Je me libère dans la main de Tom. Je ferme les yeux, et soupire assez fort. Soupir d'aise bien sûr. Il m'embrasse rapidement, et j'entends ... un bruit métallique. Sa ceinture vient de heurter le sol, puisque la mienne s'y trouve déjà. J'ouvre enfin les yeux, essaie de m'habituer à l'obscurité ambiante. Tom s'est redressé, il a les mains autour de son sexe, et apparemment, y étale ma semence. Un sentiment d'appréhension me prend à la gorge. J'imagine avec difficulté, ce qui va se passer ... après.
W h e n * t h e * f u t u r e * h a s * t o * s t a r t
Il attrape mes hanches et me retourne, délicatement. Alors qu'il se penche au dessus de moi, je sens sa virilité frôler une de mes fesses.
-« T'inquiètes pas p'tit frère, j'vais y aller doucement. »
Il l'a murmuré dans mon oreille. Et sur le coup, je sais pas ce qui m'a fait le plus mal. Quand il m'a pénétré, lentement et avec douceur, ou quand il m'a appelé ... p'tit frère ? Sûrement le deuxième. Enfin, jusqu'à ce que la douleur devienne à la limite du supportable en moi. J'essaye de me retenir mais un gémissement m'échappe. Mes doigts agrippent les draps, et une larme coule lentement sur ma joue. J'ai mal et je fais un effort colossal pour ne pas hurler de douleur. Je crois que ... qu'il est entré entièrement en moi. Il s'arrête. La souffrance s'estompe lentement, mais il y a ... ce sentiment désagréable. Tom commence le chemin inverse, je me sens un peu mieux. Mais je sais que ce sera de courte durée. Il enclenche de lents et sinueux allers et retours. J'ai toujours ce sentiment désagréable, mais ... il y a ... du plaisir avec. Mes doigts se resserrent encore sur les draps, je suis sûr que mes jointures en deviennent blanches à ce rythme. Ma respiration est saccadée, mais ce n'est rien comparée à celle de Tom. Je me surprends entrain de gémir.
Malgré ... le sentiment que m'empêche de voir toute l'étendue de plaisir à laquelle je pourrais accéder, je me sens merveilleusement bien, et je crie à chacune de ses entrées en moi. Je l'aime, aujourd'hui, plus que jamais. Tom est ... entrain de me faire l'amour là. Maintenant. Tout de suite - on a compris. Mes cris deviennent carrément des litanies que je ne contrôle pas. Prononçant le nom de Tom et lui demandant d'aller plus vite et plus fort. Il m'entend bien sur, et ... on passe à la vitesse supérieure.
Il attrape mes hanches une seconde fois, et accélère ses coups de reins. Je n'en peux plus, je hurle. Trop fort. Mais c'est trop bon. Je mords ma lèvre dans l'espoir de cesser mes cris, mais j'me rends bien vite compte que je vais la trouer si je continue.
S o * w h a t * h a p p e n s * o n c e * y o u * l o s e * c o n t r o l * ?
C'est à ce moment que j'ai senti la main de Tom sur ma virilité. Il halète comme un malade, mais ça ne l'empêche pas de commencer un vas et viens avec mon sexe, déjà durci. Sa main continue son action de plus en plus rapidement, me faisant hurler comme jamais. J'vais p't'être me casser la voix, mais qu'est-ce que j'm'en fiche ! Ses coups de reins sont de plus en plus forts et vigoureux. Tom gémit et crie presque. J'ai perdu tout pied avec la réalité, depuis longtemps. Je m'enfonce (erm pas de sous entendu !) dans un océan de plaisir, c'en est effrayant.
J'entends Tom crier plus fort, pousser plus loin en moi, et une douce chaleur se répand en moi. Je me suis, je crois, libéré dans la main de Tom. Il me relâche doucement. J'suis plus capable de rien faire là, c'est horrible. Horrible comme c'est bon d'avoir goûté au plaisir absolu. Je retombe sur le lit, soufflant, expirant, essayant de reprendre une respiration normale coûte que coûte. J'suis sur le point d'm'asphyxier ... mais ça revient. Je vois Tom tomber sur le dos, à coté de moi. Il est rouge et transpirant, mais il a reprit son souffle. Il tourne son regard vers moi. Ouais, j'suis vraiment crevé parce que j'arrive même plus à fondre devant ses yeux. Je n'ai pas la force de chercher quoi que ce soit de plus. C'est donc sur cette vision que je m'endors. Le c½ur amoureux, plus que jamais rempli. Je t'aime Tom.
W h a t * h a p p e n s * w h e n * y o u ' r e * s t i l l * i n * l o v e * ?
___J'viens d'me réveiller, avec un mal de crâne pas possible. Mais ... j'me souviens de chaque mouvement de sa langue, chaque caresse de ses mains, chaque entrée de Tom en moi. C'était ... incomparable et merveilleux. J'ouvre doucement les yeux, espérant tellement trouver Tom près de moi. Je parcours, d'abord le lit des yeux. Je suis dans ma chambre. Mais ... mais il n'y a ... absolument personne. J'aurais du m'y attendre de toute façon. Une larme roule sur ma joue.
I t ' s * o b v i o u s * y o u ' r e * l e a v i n g * s o o n
J'aperçois un morceau de papier plié sur ma table de nuit. C'est pas à moi. Je m'en empare et commence ma lecture, les mains tremblantes.
I s * t h e r e * e v e r * a n * a n s w e r
Merci Bill pour cette magnifique nuit. J'espère sincèrement que je ne t'ai pas fait trop mal. Au c½ur ? Si. Je veux juste m'assurer que tu m'as bien compris. Mon c½ur bat la chamade. Je sais que cette phrase n'annonce rien de bon, et l'unique larme que j'ai versé ne devient plus exclusive. Cette nuit était un essai, parce que, je me doute que tu ne le sais pas, mais ça fait quelques temps que, c'est dur à dire mais, tu m'attires. Un essai ? ... Putain Tom t'es vraiment un connard. J't'attires ? C'est ça ouais ! Connard et menteur ! Ça t'as fait plaisir d'te foutre de ma gueule avoues le ! Quand tu m'as dit que tu m'aimais, je ne m'y attendais pas du tout. Mais j'ai saisi l'occasion.
Cette fois s'en est trop, je n'arrive plus à lire cette lettre de malheur, et de toute façon je n'en ai pas envie, surtout si c'est pour entendre des excuses pitoyables. Mes larmes m'aveuglent, je m'allonge sur le dos et pars dans une crise de larmes terrifiante.
I* l i e * i n * b e d * m o t i o n l e s s
Je me sens si mal. Tu m'as trahi Tom. Totalement. Tu t'es servi de moi. Je te hais. C'est là que j'm'en rends compte et que j'explose ... d'impuissance.
-« ... même pas ! Même pas ! J'y arrive même pas putain ! J'arrive pas a te haïr malgré c'que t'as fait ! T'es vraiment qu'un connard Tom ! Et j'arrive même pas à te haïr ! ... Pourquoi t'as fait ça ... un essai ... mais putain Tom t'as profité de moi là ... tu m'as trahi ... un essai ... j'arrive pas à le croire ... j'te dis ... j'te dis qu'je t'aime et toi tu ... tu fais ... un essai ? »
-« J'me disais bien que j'aurais pas du mettre 'j'ai saisi l'occasion'. »
Je relève brusquement les yeux et retire mes mains de mon visage. Il est là. Tranquille, il sourit même, appuyé négligemment contre l'encadrement de la porte. Quel connard ...
-« T'es ... t'es vraiment qu'un gros enculé Tom. »
-« Ouais, j'aurais pas du mettre cette phrase parce que ... du coup j'vois qu'tas pas fini de lire. »
Il dit tout ça très calmement, et s'approche de moi. Qu'est-ce qu'il raconte ? J'suis sur qu'il avait marqué quelque chose de pire après. Moi ça me donne moyen l'envie de lire. Mon c½ur est totalement détruit. Tom ... tu m'as fait connaître le Paradis et maintenant tu m'envois direct en Enfer. Il est si près ... Nan ! Nan j'dois pas !
-« Casses-toi Tom ! T'en a fait assez pour toute une vie okay ? »
Il pose délicatement un doigt sur mes lèvres. Je le repousse.
-« Casses-toi j'te dis. Vas ... vas faire des essais ailleurs ! »
J'ai explosé de haine là. Peut-être qu'au fil du temps j'vais arriver a réellement le haïr ? Nan, j'y arriverais pas, c'est certain.
B u t * t i m e * r i p s * y o u * a p a r t
Il caresse doucement ma joue, à seulement quelques centimètres de mes lèvres et susurre, avant de m'embrasser :
-« Mais Bill ... qui t'as dit que j'ais pas envie de faire d'autres essais avec toi ? Si t'avais lu jusqu'au bout ... t'aurais peut-être vu ... ma déclaration ? Je t'aime Bill. Moi aussi, c'est plus. Moi aussi, c'est Trop. »
I ' l l * h o l d * y o u * c l o s e r * a n d * t e l l * y o u * I * l o v e * y o u
T h e * e n d * p r o v e s * I * c a n ' t * d o * t h i s , * a l o n e .
Paroles : E n d * de * S e c o n d H a n d * S e r e n a d e
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F i n
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Cet OS est le moins romantique que je ne ferais jamais je crois ! Pourtant, je l'aime bien, car il change.
J'sais pas pourquoi, je n'aime pas le POV Bill. Je préfère Tom dans les Twc.
Une lectrice m'a dit dans les commentaires, que l'amour que Bill a pour Tom est moins fort que celui de son frère. Moins vrai.
Je tenais juste à te faire remarquer, que Bill est resté fidèle, ce qui n'est pas le cas de Tom ...
Enfin, à toi de voir, après tout « L'histoire est l'archet, et le lecteur la caisse du violon.».
Qu'en pensez-vous ?
A n e c d o t e :
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Il y a, dans l'OS, un détail qui, quand on le connait permet de connaitre partiellement la suite, avant de l'avoir lue.
Comme dans beaucoup de fictions, mais bon : « On entre, et je m'assois rapidement sur le lit. Il n'est pas défait. Bizarre. »
Cette phrase en dit beaucoup. Même Bill s'en étonne. Le lit n'est pas défait, alors que Tom est censé etre monté dans la chambre avec la journaliste. Non, Tom a bien fait quelque chose avec Elle. Mais il n'a pas voulu aller jusqu'au bout, en fait. Ca explique certaines choses ...
© Stern_*