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Bienvenue dans mon Monde_

J'écris des fictions depuis maintenant une bonne année.
Je n'en suis plus à ma première (et heureusement).
Je me suis mise aux OS, mon premier fu un succès et ce n'est rien de le dire !
Il est le numéro #1 si vous voulez voir ... Bref, je m'égare.
Voici mon blog consacré spécialement à mes OS, qui peuvent être de tous types.
Je vous souhaite une agréable visite, libre à vous de commenter,
bien que ça fasse toujours plaisir !


© Stern_*

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Enfants Oubliés_*________________________________________________________________*_Ich komm nirgendwo an
Sex Change_*__________________________________________________________________________*_Qui suis-je ?
# Posté le mardi 14 août 2007 18:11
Modifié le mardi 15 avril 2008 19:46

OS - 01 - In Die Nacht

OS - 01 - In Die Nacht
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I n * d i e * N a c h t

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_______37 Fans ont pleuré

___Je connaissais la nouvelle depuis pas mal de temps déjà. Ma mère le savait. David le savait. Même Georg et Gustav étaient au courant. Seul Bill ignorait. Je leur avais dit de ne pas lui dire. J'espérais qu'il n'en saurait rien. Enfin, jusqu'à ce que ça arrive. Mais visiblement, soit quelqu'un avait vendu la mèche, soit il avait deviné.

J'étais dans la chambre que j'occupais depuis déjà quatre mois. Quatre mois de souffrance. Pour rien. Les traitements avaient échoué les uns après les autres. J'ais eu le temps de m'y préparer. D'ailleurs, je suis prêt. Plus rien ne me retient. Sauf Bill. Mon frère. Toute ma vie. La seule personne que j'ai jamais aimé, réellement. Mais ça il ne le sait pas. Il ne vaut mieux pas qu'il le sache. Il en mourrait, je pense.

Je regardais le plafond. Ce plafond blanc, comme les murs, comme les fenêtres, comme les draps. Tout est d'un blanc immaculé ici. La couleur du bien. De la paix. De l'harmonie. Sans but réel, puisque ça ne m'a pas guérit.

La porte c'est ouvert en grand. Je l'ai reconnu au bruit seulement. J'ai tourné la tête dans cette direction, et ce que j'ai vu m'a fendu le c½ur. Bien que je m'y attendais un peu. Bill.
Il était là, la main encore sur la poignée, tremblant et essoufflé. Il avait pleuré, beaucoup. Des traces de maquillage sillonnaient sa peau blanche. Il avait l'air triste et furieux à la fois. J'ai compris qu'il allait s'énerver. Sa colère contenue, me faisait presque peur.

J'avais honte de ce que j'avais fait. Moi aussi c'est comme ça que j'aurais réagi. Des spasmes secouaient son corps, il serrait les dents. Il avança comme une furie vers moi, tout en claquant la porte derrière lui.
-« Pourquoi ?! Pourquoi t'as fait ça Tom ?!! T'avais pas l'droit de me cacher ça ! Je te déteste ! » hurla t-il dans la chambre.
Des gros sanglots éclatèrent dans sa gorge, et les larmes, qu'il contenait avec difficulté, se mirent à couler encore sur ses joues si douces d'habitude. Il n'était qu'à cinquante centimètres de moi. Il posa ses mains manucurées et fines sur son visage, étouffant ses pleurs.

Je tendis la main vers son visage et prit une de ses mains entre les miennes. Je lui souris gentiment alors que son regard larmoyant se posait sur moi.
-« ... Tom ... pourquoi tu m'l'as pas dit ... c'est pas possible ... tu peux pas ... j't'en supplie dis moi que c'est faux ! » déclara t-il, la voix entrecoupée de sanglots.
Je ne dis et ne fis rien pendant un moment, puis je resserrais sa main dans la mienne. Il pleurait toujours, et devant mon absence de réponse, ses larmes se firent plus nombreuses.
-« Non Tom, non ... c'est pas vrai ... tu peux ... tu peux pas ... mourir ... t'as pas l'droit d'me laisser ... » murmura t-il dans un souffle.
Il me suppliait du regard. Je n'ais pourtant rien d'autre à répondre. Il se rapprocha de moi, sanglotant toujours un peu, et je tirais sa main.
-« Bill ... tu dois être fort, pour moi. » dis-je, tout doucement, comme on parle à un enfant.

Il s'assit sur le lit et tourna son regard mouillé vers moi.
-« Mais ... pourquoi tu m'as rien dit ? » demanda t-il, lentement, comme si chaque mot lui demandait trop d'énergie, ou de réflexion.
Je lui caressais la main, tendrement.
-« Tu aurais bien fini par le savoir, la preuve. Je voulais que ... tu souffres le moins longtemps possible. Je suis désolé Bill, j'aurais réagi comme toi. » déclarais-je, gêné.

Tout à coup, son attitude changea du tout au tout. Son regard changea, ses gestes aussi. Toute la colère que je ressentais en lui s'échappa en quelques secondes. Son regard ne contenait plus que ... de l'amour. Je le vis retirer ses chaussures puis son t-shirt, tout ça très lentement, mais comme s'il était pressé. Je ne dis rien. J'étais émerveillé.

Il monta entièrement sur le lit, à quatre pattes, puis se pencha au dessus de moi.
-« Tu aurais du me le dire plus tôt Tom. J'aurais réagi plus vite. » dit-il, l'air triste, presque déçu.
Ce fut à mon tour de trembler. Je ne comprenais pas. Qu'est-ce qu'il voulait dire par ces phrases ? Il ne bougeait pas, comme suspendu à mes lèvres, et la réponse que j'allais donner à son affirmation.
-« Qu'est-ce ... qu'est-ce que tu veux dire ? » demandais-je, hésitant.

Il se rapprocha encore plus près de mon visage, je ne bougeais pas d'un cil. Il tourna la tête au dernier moment et dévia vers mon oreille.
-« Je sais ... tout. Je sais que tu m'aimes. Plus que tu ne le devrais. Depuis ... trop longtemps. C'est pour ça, Tom, que tu aurais du me le dire. » me susurra t-il dans l'oreille.
Je frissonnais. Il savait ? Tout ? Mon c½ur explosa à cette nouvelle. Il se mit à battre plus vite, encore et encore.

Bill posa la main sur mon torse, et plongea son regard dans mes yeux. Je ne pu retenir une larme. De quoi ? Je ne sais pas. De joie ? De tristesse ? D'appréhension ? C'est ironique ... j'appréhende encore quelque chose alors que je vais mourir ... la mort ... ce n'est pas la seule chose que je devrais redouter ?

Il me sourit, doucement. J'aime son sourire plus que tout au monde. Il me rend heureux et me rassure dans toutes les circonstances. Et encore une fois, celui-ci me fait retrouver un rythme cardiaque normal.
-« Pourquoi ... tu me dis ça ? » questionnais-je, encore une fois hésitant.
Il se pencha encore plus près de moi, jusqu'à effleurer mes lèvres.
-« Parce que tu aurais peut-être eu plus de force pour me faire ce que je vais te faire. » murmura t-il, soufflant sur mes lèvres.

Puis, sans prévenir, sa bouche se posa enfin sur la mienne. Il embrassa doucement ma lèvre inférieure, faisant passer sa langue sur les recoins de ma bouche, titillant mon piercing que j'avais pu garder dans la clinique.

J'étais étonné et heureux à la fois. Je ne me posais plus de questions. Je vivais cet instant avec bonheur. Il ne me restait plus beaucoup de temps devant moi. Le médecin m'avait dit que je ne passerais pas mon anniversaire. Je ne lui en voulais pas. Je lui avais demandé. Il m'avait répondu, simplement. J'avais accepté.

Je sentis sa langue passer entre mes lèvres, comme pour en demander l'accès que j'autorisais bien sûr. Ma langue rejoignit vite celle de Bill, et une danse langoureuse commença alors entre elles. Les tournant l'une autour de l'autre. Je passais le bout de la mienne sur son piercing. Le contact lisse était particulièrement agréable. Je sentis la main de mon frère se poser sur ma hanche, et remonter le bout de l'horrible chemise d'hôpital que j'allais porter jusqu'à la fin. Inconsciemment je me cambrais pour qu'il puisse l'enlever.

Depuis que j'étais entré à l'hôpital, j'avais du changer beaucoup de choses. A commencer par mes vêtements. Comme tout le monde. Mais cette chemise ne me changeait pas beaucoup de d'habitude. Elle avait des motifs affreux mais était ample.

Par contre, on m'avait forcé à m'enlever mes dreads. Ca m'avait beaucoup déplu. C'était pour l'hygiène, bien sûr. Mais mes dreads s'étaient comme des cheveux. Ils étaient toujours propres. Je les avais défaits, à contre c½ur. J'avais maintenant une coupe similaire à celle de Bill, sans le gel. Mais j'étais blond.

Bill mit fin à notre baiser. Le vrai premier. Intense et rempli de mon amour, de son affection je suppose. Je n'étais pas triste. Je vivais ce que mon frère voulait bien me faire, me donner. Il retira en douceur la chemise, tout en me soulevant, puis me reposa et passa sa main sur mon torse.

J'avais maigri. Beaucoup. Trop. C'était presque laid, mais Bill n'y fait apparemment pas attention et caressait toujours mon torse en le regardant comme captivé. Sa main est douce, mais mon torse couvert de sueur. Il est appuyé sur une seule main, et en change alors que ces lèvres se rapprochent encore une fois des miennes et les capturent. Sa langue s'introduit lentement dans ma bouche, et reprend la danse qu'elle avait commencé.

Je fermais les yeux, mais le son familier d'une boucle de ceinture défaite me parvint aux oreilles. Il fit également glisser son pantalon et s'en débarrassa. Je l'entendis tomber par terre. Sa main, qui était toujours posée sur mon torse, descendit progressivement. Doucement, sur mon ventre puis plus bas. Cette fois, je ne pu m'empêcher de réagir. Je me reculais comme je pouvais dans l'oreiller, mettant fin à notre baiser. Il me regarda, étonné.
-« Bill, ne te sens pas obligé. J'veux pas qu'tu fasses ça ... pas parce que j'vais ... »
Il posa un doigt sur ma bouche, m'empêchant de continuer, puis pressa ses lèvres contre les miennes, reprenant le baiser. Sa main reprit la place qu'elle avait abandonnée, et continua son chemin. Je failli sursauter en sentant ces doigts caresser ma virilité.

Ca fait longtemps que je n'avais pas éprouvé du désir. Plus de quatre mois. Ca fait trop longtemps que je t'aime Bill. Mon sexe durci instantanément au contact de ses doigts fins qui font des allers et retours sur sa peau. Pas de sous-vêtement dans un hôpital. Pas pour moi en tout cas. Et j'avoue que c'est la première fois que j'en suis content.

Il pose sa main dessus et l'empoigne. Cette fois, je ne sursaute pas mais je gémis. Je sens Bill sourire dans notre baiser, qui ne s'est pas arrêté depuis toute à l'heure. Il ne devient que plus ardent. Sa langue explore toute ma bouche, comme une dernière fois avant de la quitter.

Il se recule et me sourit. Je ne fais rien, j'attends la suite. Si il y en a une. Il m'a déjà donné beaucoup. Il sait que je l'aime. Pas besoin de lui prouver. Je n'en ai pas la force de toute façon. Et puis ... qui me dit qu'il en a envie ? Il l'a dit ? Pas sûr.

Je le regarde descendre le long de mon corps, un sourire aux lèvres. Sa main n'a pas bougé. Je le vois placer sa tête au dessus de mon sexe, et la redresser une fois encore, pour me regarder, en haussant un sourcil. Il ... il ne va pas ... ?

Sa langue caresse doucement mon gland. Je gémis de plaisir. Il entame un léger vas et viens avec sa main, tout en faisant tourner sa langue sur le bout de mon membre complètement raide. Encore, je gémis, me mettant même à haleter, entre chaque mouvement. C'est trop de plaisir d'un coup. Il accélère un peu le rythme, et je me sens monter.

Il retire sa main, quelques secondes défilent sans que rien ne se passe. Je ne regarde plus, j'ai fermé les yeux depuis longtemps. Tout à coup, je sens sa langue passer tout autour de ma virilité. Bill vient de me prendre en bouche et je ne me sens même plus. Je gémis de plus en plus fort, alors que sa langue caresse presque mon sexe.
-« Han Bill ... je ...je vais ... » tentais-je de dire entre deux souffles.
Je ne me retiens même pas et me déverse dans sa bouche. J'ouvre les yeux et le vois avaler la substance amère.

Il se redresse et me sourit, puis se rapproche de moi et dépose délicatement ses lèvres dans mon cou. Il l'embrasse et le suçote légèrement. Je ne peux pas m'empêcher de gémir, encore une fois. Je murmure son prénom, dans mon souffle irrégulier.

Sans que je m'y attende, je sens son doigt s'enfoncer en moi. Cette fois, je lâche un petit cri de douleur, mais il ne l'enlève pas. Il continue de suçoter mon cou, laissant parfois sa langue s'égarer toute seule. Je commence tout juste à m'habituer à la présence peu familière de son doigt, qu'il en place un autre. Encore une fois, je gémis de douleur.
-« Bill, qu'est-ce que ... »
Il déposa un baiser sur mes lèvres avant que je ne continue, et je le vois retirer son caleçon d'une seule main. Mon regard s'égare sur son sexe, et je me demande pourquoi il est dressé. Pourquoi il est excité ? Ce n'est pas moi qui lui fais cet effet que je sache ...

Il retire ses doigts, et attrape mes hanches, en me ramenant contre lui. Par réflexe mes jambes se serrent autour de sa taille. Je sais ce qu'il veut, mais j'avoue, j'ai très peur. Je n'ai pas peur de mourir mais j'ai peur que la personne que j'aime me fasse l'amour ? Est-ce que je suis normal ?
Bill doit le voir ou le sentir.
-« Tom, calme toi, et fais moi confiance. Tout va bien se passer. » dit-il, tendrement, avant de me sourire.
Evidemment, son sourire me rassura, comme toujours. J'acquiesça, pas très sûr de moi quand même.

Bill me pénétra en douceur. Une douleur se rependit en moi. Une douleur forte mais supportable, j'ai vu pire ces temps-ci. Il s'enfonça totalement en moi, me regardant toujours. Je ne dis rien et lui sourit un peu. Rassuré sûrement, il débuta un vas et viens, lent et doux. Au début, je ne ressentais que cette douleur. Mais au fur et à mesure je me rendis compte qu'elle s'estompait. Et brutalement, le plaisir en prit la place. Un plaisir différent de tous ceux que j'avais pu éprouver. Plus intense. Plus fort.

Je me mis à gémir, et haleter à chaque entrée de Bill en moi. J'ouvris les yeux, que j'avais fermés, juste au moment où Bill se rapprochait et lâchait mes hanches. Je gardais mes jambes serrées autour de son corps, comme je pouvais. Avec la force qu'il me restait. Bill m'embrassa directement, mêlant sa langue à la mienne. Je soupirais dans notre baiser, je gémissais. Le plaisir était trop fort. C'était trop bon.

La douleur irradiait mon corps, mais ce n'était pas à cause de Bill. C'était la maladie. Pourtant, pour la première fois depuis le début, elle ne prit pas le dessus. C'est le plaisir qui la contra. Je ne pensais plus à Elle. Je ne distinguais plus rien autour de nous. Juste l'amour que je portais à Bill et le plaisir qu'il me procurait. Je me sentais bien. Mieux que jamais. Bill était en moi, et ses coups de reins s'accéléraient sans pour autant devenir violents. Le plaisir devint indescriptible. Trop puissant.

Je criais, je hurlais. Mais mes cris se perdaient dans notre baiser. Je voulais que Bill sache que je l'aime. C'était peut-être égoïste de ma part, mais je voulais qu'il le sache, avant que je parte. Pour de bon. Je sentais Bill crier lui aussi dans l'entremêlement de nos langues.

Il lâcha ma bouche précipitamment alors qu'il donnait un dernier coup de rein, plus puissant que les autres. Il se libéra en moi, en criant une phrase que je mis quelques secondes à comprendre et qui me glaça le sang.
-« Han Tom je t'aime ! » hurla t-il, dans un cri suraigu.
Il se relâcha et failli me tomber dessus, mais se retint de justesse, et souffla, les bras tendus, le visage penché au dessus de mon ventre. Les larmes coulèrent sur mes joues. Je ne voulais pas. Il ne pouvait pas. Non, Bill. Tout mais pas ça.

Il resta encore quelques instants en moi, et finit par se retirer, pour se poser à mes côtés. Il tourna son regard vers moi et aperçu mes larmes. Son doigt les essuya sur ma joue.
-« Tom ... ? Ca va ? Je t'ai fais mal ? » demanda t-il, inquiet.
Non ! Je devrais être le plus heureux du monde, mais c'est impossible. Bill vient de me dire qu'il m'aimait ... c'est vrai ?
-« Dis-moi que c'est faux. Dis-moi que tu ne m'aimes pas. Dis-moi que tu m'aimes seulement comme un frère. » dis-je, en sanglotant un peu.
Il détourna le regard et soupira.
-« Je ne peux pas te dire ça Tom. Je te mentirais. » déclara t-il, blasé.
-« Mais Bill ... »
-« Chut, tais toi. Je veux profiter du maximum de temps que j'ai avec toi. Alors arrête de parler inutilement. »
dit-il, un sourire triste collé aux lèvres, son doigt posé sur les miennes.

Il l'enlève et je me tais. Un long silence s'installe. Je regarde le ciel de cette chaude nuit d'été, par la fenêtre. Chaude nuit du mois d'août. Nous sommes nés le premier septembre, et Bill ne sait pas. Il ne sait pas ce que le médecin m'a dit. Il ne le saura pas. Je l'aime plus que tout au monde et je ne me suis jamais senti aussi bien que là, à cet instant. Même malade.
-« Promets moi quelque chose. » dis-je, en brisant le silence.
Bill tourna les yeux vers moi, déjà triste.
-« Dis toujours. »
Je plonge mon regard dans le sien, et dépose un baiser sur ses lèvres.
-« Sois heureux. »




___Et voilà Tom. Encore quelque chose que tu m'avais caché. Ca fait maintenant dix jours que tu es parti. Dix jours pendant lesquels je n'ai pas dormi, ni mangé. Et maintenant je suis là.

Dans le cimetière de notre ville natale. Assis sur ta propre tombe, et si tu savais ce que j'ai mal. J'espère que je souffre autant que toi tu as souffert, avec cette merde maladie. Tu es parti seulement une journée, après cette nuit-là.

J'aurais aimé te prouver, encore, à quel point je t'aime. Je n'en ai pas eu l'occasion, et c'est en partie ta faute mais je ne t'en veux pas. Je suis sûr que tu le sais, et puis je me sens coupable de t'avoir caché si longtemps que je t'aimais moi aussi.
Je suis désolé, Tom.

Tu m'as dit : « sois heureux ». Mais tu ne rends pas compte ... il n'y a qu'avec toi que je le suis.
Et ... tu ... tu n'es plus là. Je ne peux pas te serrer dans mes bras, ni t'embrasser, encore moins te faire l'amour. Ton corps est là, sous moi, froid. Mais toi ... où es-tu ?

Tu sais, le médecin m'a dit. Il m'a dit que tu savais que tu ne passerais pas notre anniversaire. Je comprends que tu ne me l'ais pas dit, à moi. Tu ne pouvais pas savoir. C'était une prévision. Dommage qu'il ait vu juste.

On est le trente et un août, il est pratiquement vingt trois heures quarante, et je vais mourir.
Comme toi. Avant notre anniversaire. Je ne supporterais pas de savoir que j'ai vécu, un an de plus que toi.

Je me saisis du couteau que j'ai amené, pour l'occasion et plante la pointe dans mon doigt. Une goutte de sang perle au bout de celui-ci. Il est parfait. Je passe le fil du couteau délicatement sur la veine qui ressort de mon poignet.

Un filet de sang gicle, puis il glisse doucement le long de mon bras. Je le regarde faire un instant avant de répéter l'opération sur mon autre poignet. Je m'allonge sur le marbre glacé, et une chanson me vient en tête.

In die nacht.

Je chante les paroles inconsciemment.

In mir
Wird es langsam kalt
Wie lang
Können wir beide hier noch sein

Bleib hier
Schatten wollen mich holen
Doch wenn wir gehen
Dann gehen wir nur zu zweit

Du bist
Alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fließt
Immer werden wir uns tragen
Egal wohin wir fahren
Egal wie tief

Ich will da nicht allein sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein
Lass uns gemeinsam
In die Nacht.




Je perds peu à peu le fil de mes pensées, seule la chanson reste comme inscrite dans mon esprit. La chanson et une image de toi, me souriant. J'observe encore un instant les étoiles, je souris et ferme les yeux.

J'écoute à l'intérieur de moi. Mon c½ur bat de moins en moins vite, au fur et à mesure que le sang s'écoule sur ta tombe, et que les larmes coulent sur mes joues. Un dernier battement.
Je t'aime Tom, je te retrouverais.

Du bist
Alles was ich bin
Und alles was durch meine Adern fließt.




Bill Kaulitz est décédé à 23 h 59, le 31 août.
Il avait demandé à être enterré avec son frère depuis longtemps. Ce fut chose faite.
Chaque année à la même date, on peut encore entendre le vent chanter les paroles d'une vieille chanson, connue dans le temps, créée par un groupe de rock.
Mais surtout créée par amour, et fraternité.
Un amour impossible mais réel.
Ils le vivent, dans la mort.
Mais ensemble.
Pour toujours.
Dans la nuit.




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F i n

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J'ai mis, au total, deux heures et des poussières pour réaliser cet OS.
C'était mon premier. Premier tout. Premier OS, premier lemon. J'adore.
Sincerement, on dit toujours que « les premiers essais sont les meilleurs ».
Dans mon cas ça c'est trouvé vrai à chaque fois.

Qu'en pensez-vous ?



A n e c d o t e :
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J'ai pleuré comme la plupart de mes lectrices pendant que j'ai écrit cet OS.
C'est honteux ... nan ? Nan, ça fait du bien, les sentiments sont beaux, et tristes c'est normal_

© Stern_*
# Posté le mardi 14 août 2007 19:49
Modifié le jeudi 19 juin 2008 07:26

OS - 02 - End

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O n e * t r y , * o n c e * a n d * i t ' s * e n d i n g

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_______8 Fans

___Il a des lèvres ... parfaites. Han, mais j'arrive pas à m'arrêter de les regarder ! Faut que je fasse gaffe quand même ... la dernière fois que j'me suis fais chopé j'avais pas l'air malin à dire qu'il avait un morceau de salade coincé dans le piercing ... J'étais ... un peu dégoûté d'être nul pour la matage on va dire ...
-« Ca fait déjà deux ans que Tokio Hotel gravit les échelons de la gloire ... est-ce que vous pensez que ça vous empêche d'avoir une petite amie ? » demanda la journaliste.
Comment ça ? On en veut pas !
-« C'est vrai que la célébrité n'aide pas. On ne peut pas réellement savoir si les filles s'intéressent à nous pour ce que nous sommes ou ce que nous possédons. En ce moment, nous n'avons pas le temps d'en avoir une. »
Han, arrêtes Tom ! Tes lèvres sont trop orgasmiques ! Et quand tu parles ... hum ... un vrai délice ...
-« Par contre ... ça ne nous empêche pas de nous ... amuser. »
Quoi ? C'est ... c'est beaucoup moins orgasmique d'un coup. Le nombre de fois incalculable où j't'ais vu ramener des filles bourrées ... euh, non. Le nombre de fois incalculable ou j'ai vu des filles te ramener bourré ...
Et cette pétasse de journaliste qui ... qui lui fait un clin d'½il ! Carrément quoi ! Salope !!!
Mais mon Tomi va pas craquer pour ça quand même il a un honneu ...
-« D'ailleurs, y'a une soirée privé dans un club pour nous, aujourd'hui ... ça tombe bien j'ai encore un pass ...tu pourras te joindre à nous ! »... Je te hais Tom. Tout simplement ... si seulement je pouvais te haïr ... mais nan !
Mais qu'est-ce qu'elle fait ? Nan ! T'as pas l'droit de le prendre ! Remets ce pass où tu l'as trouvé ! ... et sans toucher la main de Tom !
Et moi ... j'suis obligé de voir ça tous les jours ... et si, encore je n'entendais ou ne voyais pas mon frère se taper toutes ces filles ... mais il trouve toujours un moyen pour passer dans la pièce en renversant tout ce qu'elle contient pour arriver à la porte de sa chambre ... avec bien sur, une nana dont il p'lote les seins tout en bavant autour de sa bouche ... ouais.

C'est SU-PER agréable. Quand on sait que je suis totalement amoureux de lui bien sur. Pourquoi j'aurais honte de le dire ? Au moins j'me voile pas la face.
J'sais pas vraiment quand c'est arrivé ... mais le fait est, que c'est là. J'ai bien essayé d'me débarrasser de ces ... p'tains d'sentiments à la noix, mais y'a pas moyen. Plus il devient con, plus j'l'aime. J'en arrive à me demander si c'est pas moi, qui le suit.

Et je le vois. Tous les jours. Il m'envoie des gentilles vannes en pleine poire. C'est pas méchant. C'est ce qu'on fait. Entre frères ... mais moi j'aimerais tellement qu'on soit plus que des frères. Ou alors plus frères. C'est horrible comme ... je l'aime quoi !
Et voilà, notre jolie petite journaliste va passer à la casserole ce soir même. Et avec la chance que j'ai, c'est dans ma chambre que ça va se faire ... ouais, ch'ais pas s'il le fait exprès mais ça arrive un peu trop souvent qu'il se trompe de chambre ... Beurk dans ... mes draps. C'est répugnant.



C'est la fin de l'interview. Evidemment, Tom n'a pas arrêté de mater ET draguer la gentille et naïve [ou peut-être pas tant que ça] petite journaliste. A gros seins, je précise. Enfin, normale quoi. Comme Tom les aime ... j'en ai bien peur.
On sort de l'immeuble, où comme d'habitude nous attend une foule nombreuse. Les gardes du corps ne sont jamais de trop dans ces situations. Surtout quand il n'y a pas de ... barrières !



On vient d'entrer dans le club. Une boite de nuit branchée en fait. Avec que les gens qu'on a invité. Donc une trentaine de filles pour Tom ... et Georg. Il va pas toutes se les faire quand même ! Nan ... ils partagent le gibier, comme ils disent. J'crois que Gustav a invité des potes. Et moi ? Personne. J'ais envie de voir personne. Je sais. J'me renferme sur moi. C'est pas bien. Mais c'est comme ça. J'peux pas m'empêcher de l'aimer et ça me tue. Personne le sait - enfin j'espère. J'imagine le scandale. Ca serait la ruée vers l'or.
'Alors comme ça, vous êtes bien homosexuel ?', 'Bill Kaulitz, amoureux de son frère jumeau ... la rumeur n'a pas été démentie' Bref. Des vertes et des pas mûres.
Et le pire ... c'est qu'ils auraient raison. Parfois ... j'me dégoûte de moi-même. Mais ... j'arrive pas à faire autrement ! J'ai essayé ! Des dizaines et dizaines de fois !
Rien a faire. Je n'y suis JAMAIS arrivé. C'est comme si ... c'était impossible. Que je ne pouvais pas - ou plus - aimer Tom d'une autre façon que d'un amour plus que fraternel. C'est horrible. Et c'est vrai.

Je l'aperçois au loin. Super. C'est l'heure des slows. Les filles se sont précipitées sur Tom ... et sur moi. J'ai dansé avec deux ou trois filles. C'est pour leur faire plaisir et surtout pour faire bonne impression. Y'a pas d'journalistes mais les filles réussissent toujours à faire entrer des appareils photos. Autant être prudent. Pis de toute façon ... Tom doit pas savoir que ... j'suis amoureux de lui. Faut pas. Ce serait une grave erreur j'pense. Mon c½ur se brise une nouvelle fois, alors qu'il pose ses mains sur les fesses d'une fille. Elle lui chuchote des trucs a l'oreille et d'après le sourire qu'il fait ... ça doit être sur la pâtisserie ou bien la fabrication des bics dans les usines - nan, c'est un de tes putains de sourires pervers, connard.

J'pense qu'en passant mon c½ur au broyeur, ça aurait fait moins de dégâts et de morceaux que quand ... j'ai vu Tom monter l'escalier qui conduit aux chambres avec ... la petite journaliste à gros nibards. Oui. Ca fait mal, j'peux vous le dire. A cent pour cent.
J'ai pas arrêté de rembarrer les filles qui sont venues m'aborder ce soir. C'est triste pour elles, je le sais. Elles pensent peut-être que j'ai pas d'c½ur ou quoi ... j'm'en fiche. C'est pas vrai de toute façon. C'est juste que ... le mien est déjà pris, voilà. Mais ça, elles peuvent pas le savoir.



Ils sont redescendus après avoir passé seulement une heure là haut. J'sais pas trop quelle heure il est. P't'être ... trois, quatre heures grand max ? J'sais pas. J'ai pas bu beaucoup. Je sais bien que j'tiens pas l'alcool. C'est une catastrophe à chaque fois. D'ailleurs j'ai bien failli avouer mon secret une demi-douzaine de fois. J'suis vraiment pas fort. Mais ça j'le sais remarque ...
Peut-être que la petite journaliste bien siliconée était, finalement, naïve. Enfin ... en tout cas, elle a pas l'air d'une grande professionnelle au lit. Parce qu'elle est descendue, avec des mèches de cheveux dans n'importe quel sens et le soutif dépassant du décolleté. Alors que Tom bien sur ... pas un seul truc de travers. Normal. Pro du lit
... comment ça ... ça ... ça me gêne pas ? Si ! C'est juste que j'en suis à quelques verres, pas au point d'me casser la gueule en posant l'pied par terre, mais assez pour ne pas bien distinguer les trucs qui m'énervent de ceux qui me rendent heureux. Ouais, ça a AUSSI des avantages l'alcool ...

J'en reviens pas. C'est ... c'est bien Tom qui marche vers moi là ? Je le reconnaîtrais entre mille mais c'est tellement incroyable ! Il vient jamais me voir d'habitude ! Ou ... j'vais pas m'avancer trop vite, le bar est juste derrière moi. Il doit être venu chercher des verres pour ses copines ... et après j'dis que j'me voile pas la face ...
Je sursaute alors que sa main se pose sur mon épaule.
-« Bill ? Ca va ? ... T'es ... euh ... tout rouge ?! »
Il me lance un regard à la limite du fou rire. Je le hais. Je me retourne sur mon siège, face au bar, pensant qu'il allait se casser et me foutre la paix. Tu parles ... il vient de s'asseoir à mes cotés. Chiant jusqu'au bout ... mais ... merde je l'aime cet abruti !
-« Bill ... qu'est-ce qui se passe ? »
Qu'est-ce qui se passe ? Tu veux vraiment que j'te l'dise ? Ça fait des années que j'suis fou amoureux de toi et que j'te regarde t'enfiler des putes à longueur de temps ! Voilà ! Heureux ?
-« ... Rien. Vas t'amuser. »
Fous moi la paix. Tape t'en d'autre. J'ai l'habitude.
Tout à coup, je sens ses doigts sur mon menton. Il me force à tourner la tête de son coté. Et comme d'hab, je fonds devant ses yeux ... on dit que les hommes ne peuvent pas comprendre les femmes ... je comprends toutes les filles de la Terre qui trouve Tom trop beau. J'en suis peut-être une d'ailleurs, à force ...
-« Expliques-moi ce qui ne va pas. S'il te plait. J'ai ... l'impression que tu t'éloignes de moi. Dis-moi j't'en supplie ... qu'est-ce qui t'arrives ? Qu'est-ce qui nous arrive ? C'est plus comme avant ! Je comprends pas pourquoi ... j'ai changé ? Expliques-moi ! »
S'il continue j'vais pleurer. Ah. Ben non, pas besoin ... c'est déjà fait. J'vais avoir du maquillage partout ! Saloperie ! J'te haiiii ... me.
Je me dégage de ses doigts et baisse le visage. J'espère qu'il a pas vu mes larmes.
-« Bill ... c'est si grave que ça ? c'est de ma faute ? ... qu'est-ce que ... je peux faire ? »
Me suis fait capté. Han, mais j'vais plus tenir si il continue à s'accuser comme ça ! Nan Tom c'est pas d'ta faute ! Ca l'a jamais été ! C'est moi ... j'ai un problème, j'suis pas normal ... fous moi la paix ...
-« Vas t'en ... s'te plait ... »
Je sanglote en plus. Maintenant, c'est absolument certain qu'il va pas me lâcher. Je sens sa main se poser sur la mienne et la serrer. Il s'est levé et me tire.
-« Qu'est-ce que ... »
-« Viens avec moi. »

Je le suis, en homme - ou femme - faible que je suis. Je vacille un peu, mais la main de Tom me tient fermement - oui ça tient une main, toute seule (surtout après plusieurs verres). Je ne sais pas trop où on va ... je crois ... qu'on monte les escaliers. Mais ... ils ne conduisent qu'aux chambres ?! Qu'est-ce qu'on va faire là-bas (il n'y a pas de sous entendu dans cette phrase ... Bill a juste TROP bu ... du coup ça tourne autour de Lui xD) ? Tom me tient toujours la main alors qu'il s'arrête devant une chambre, sort la clef et l'ouvre. On entre, et je m'assois rapidement sur le lit. Il n'est pas défait. Bizarre. Il referme derrière nous. Toujours a clef. Il s'approche et s'accroupit devant moi. Son regard si ... magnifique, plonge dans le mien.
-« Maintenant qu'on est seuls ... tu peux pleurer Bill, mais je veux savoir ... je comprends plus rien en ce moment ... qu'est-ce qui se passe ? Tu as un problème quelconque ? Ou c'est ... moi qui est fait quelque chose ? Tu t'éloignes pas seulement de moi, Bill ... Georg et Gustav comprennent pas non plus. On s'inquiète. Alors s'il te plait, expliques. »
J'allais sortir une phrase ... mais j'l'ais oublié instantanément et j'suis resté la bouche ouverte. Ouais ... euh ... comme un con. Y'a pas d'autre mot devant le spectacle que j'viens d'faire a Tom. De toute façon, j'me suis remis à pleurer encore plus fort que toute à l'heure.

J u s t * l i k e * w e * a l w a y s * d o

Sincèrement ... j'avais presque jamais pleuré autant ... j'm'étais pas rendu compte que ... ça m'avait détruit à ce point de m'éloigner de toi ... mais j'pouvais pas faire autrement Tom ... Tu l'comprends ça ? Nan ... bien sûr que nan, j't'en ai jamais parlé ... et je sais pas encore si je vais le faire aujourd'hui. J'suis vraiment trop nul ...
Finalement j'arrive à articuler une phrase dont j'aurais du me passer, mais c'est la seule qui m'est venue sur le coup.
-« Y'a pas d'problème Tom, tu crois n'importe quoi. »
J'pensais pas qu'il allait réagir comme ça, à ma remarque. J'l'avais jamais vu aussi ... violent ? Il s'est pris la tête entre les mains, a soupiré très fort et s'est relevé.
Et il y a eu ... son regard. D'habitude si ... compréhensif ou tendre. Mais là ... c'était l'apocalypse dans le genre. Les yeux noirs, pas de maquillage comme moi. Nan. De sentiments. La trahison et ... le fait que je ne lui fasse pas confiance. J'avais compris avant qu'il ne se mette à hurler.
-« P'tain Bill ! Tu fais chier ! Ca fait des mois qu'on en parle avec les gars ! Tu te rends compte que tu fais du ... mal autour de toi ?! On s'inquiète comme des malades ! On a même eu peur que tu veuilles quitter le groupe tellement t'étais plus avec nous ! »
J'me suis senti si ... nul. Mais jamais de ma vie on m'a rabaissé comme ça. Mais le pire c'est que ... j'le mérite. Ouais. J'ais vraiment fait aucun effort avec les gars ... J'me sens si nul ! Si dégueulasse p'tain ! J'suis vraiment une merde. J'aurais pas du ... mais ... j'peux pas !
J'me prends la tête entre les mains, et enfonce mes ongles dans mes cheveux. J'en peux plus. J'me sens mal comme jamais. Mes sanglots deviennent des spasmes. J'ai envie d'me taper la tête contre le mur ... pour me punir ? Ouais peut-être ... je sais pas ... je sais plus. J'viens d'faire de la peine aux gars ... à Tom. Ouais, à tout le monde même David j'suis sûr ... mais qu'est-ce que je peux être con !
J'ai pensé qu'à moi, comme la petite star idolâtrée que je suis. Egocentrique et égoïste. Une vraie petite princesse dans son monde. Sauf que mon monde ... c'est Tom.
J'l'avais même pas senti avant. La main de Tom, sur mon épaule.
-« Bill ... calmes-toi s'te plait. Expliques-moi. C'est tout. Et arrêtes de pleurer maintenant, ça sert à rien. »
Nan c'est vrai. Mais j'arrive pas à m'en empêcher.
De toute façon, j'suis dans une impasse. Faut bien que j'lui dise quelque chose ... pourquoi pas la vérité ?

W e ' l l * w o n d e r * w h a t * t o * d o

Nan ... j'peux ... pas faire ça. J'vais l'perdre. J'veux pas t'perdre Tom. Nan, j'veux pas ...
-« ... Pourquoi tu me perdrais ? J'te lâcherais jamais. P'tit frère parles-moi ... »
P'tain j'ai parlé sans m'en rendre compte, en plus.
Je me relève difficilement, manquant même de tomber. Ca tourne un moment, puis j'y vois plus clair. Je lui tourne le dos. Okay. Tu veux savoir Tom ? D'accord ... ça devait bien sortir un jour de toute façon.
-« ... Tu voulais savoir ? Okay. Ouais, t'as raison. J'ai bien un problème ... et ce problème c'est Moi ... Moi par rapport à Toi. »
Je le sens ... il est troublé.
-« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
-« Tu sais Tom ... je t'aime ... tu vas me dire 'moi aussi' ... mais non. Tu peux pas. Parce que c'est pas comme ça que je t'aime. Pas comme toi. Moi c'est plus. C'est Trop. »

Une larme roule sur ma joue. Une parmi les milliers d'autre qui l'ont précédé.
Je le sens se rapprocher de moi, mais je ne ressens pas de colère. Pas dégoût ... Tom qu'est-ce ...

I ' l l * h o l d * y o u * c l o s e r * a n d * t e l l * y o u * I * l o v e * y o u

Ses mains se posent sur mes hanches, et son souffle dans mon cou. Je frissonne.
-« Je t'en prie Bill ... ne dit absolument plus rien ... d'accord ? »
Je ne réponds pas, trop préoccupé par cette phrase et ses mains dont j'ai rêvé des nuits entières. Ses mains sur moi. Pas sur sa guitare.
-« ... C'est bien. »
Ses lèvres me susurrent ces mots, ma peau réagi instantanément par un frémissement. Sa bouche effleure mon cou ... une fois, puis deux. C'est une réelle torture. Je ne sais plus ce qui se passe. Je sais juste ça : Tom.
Sa bouche finit par embrasser délicatement ma peau. Un énorme frisson me parcourt. C'est plus fort que moi. Je ne réagis pas moi-même, c'est mon corps qui a pris le relais. Je ne suis plus capable de réfléchir correctement. Et ce n'est pas l'alcool qui fait ça. Tom m'a débranché en disant cette phrase. Totalement. Un seul courant passe en moi. Le sien.

S o * w h a t * h a p p e n s * o n c e * y o u * l o s e * c o n t r o l * ?

Je le sens me tirer en arrière, lentement. Je me retourne, me retrouve face à lui. Nos regards se croisent pour ne plus se lâcher. J'aime tellement ses yeux ...
Je ne me contrôle plus du tout. Nos visages sont si proches, son souffle ... je le sens. Finalement, c'est sa bouche qui se pose sur la mienne. Ma lèvre inférieure entre les siennes ... si douces. Je n'en reviens toujours pas. Je les ai rêvées, fantasmées et elles me tiennent. Je sens une de ses mains remonter dans mon dos, tandis que sa langue tente de passer dans ma bouche. Je l'ouvre immédiatement et part moi-même retrouver la sienne. Je sens le métal glacé de son piercing sur ma lèvre ... comme je m'en fiche à cet instant. C'est même plus excitant. Nos bouches sont, enfin, scellées. Nos langues se sont, enfin, trouvées. Ca fait ... si longtemps que j'en rêve. Mais qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprends pas.

W h a t * h a p p e n s * w h e n * y o u ' r e * s t i l l * i n * l o v e * ?

La main qui remontait le long de mon dos se trouve dans mon cou et est venue renforcer le baiser. Intérieurement ... tout est extrêmement confus chez moi. Deux ou trois sentiments se volent la vedette, à savoir l'Amour, la Joie, le Plaisir et l'Incompréhension - qui n'a, absolument rien, à foutre ici dans un moment pareil.
Sa main a finit par rejoindre son homologue sur ma hanche. Tom me pousse légèrement, et je glisse sur le lit. Cette fois-ci, je me laisse totalement aller. Il est au-dessus de moi, les bras tendus de chaque coté, un sourire que je ne connais que trop bien sur les lèvres. Une bouffée de joie remonte le long de ma gorge. Car ce sourire ... c'est la première fois qu'il me l'adresse. A moi. Et pour cause ... c'est celui qu'il offre aux filles qui l'attirent.
Il se penche lentement, prenant comme cible, mes lèvres. Il s'arrête à quelques centimètres de celles-ci et ne bouge plus. Hey ! J'les veux moi ! J'me relève d'un coup rapide pour les attraper, mais il m'évite, et je grogne. Ce qui a pour effet d'le faire rire. Enfin, ces lèvres capturent les miennes, et sa langue vient se loger dans ma bouche avec douceur. Elles s'entremêlent avec lenteur. Un baiser ... hum ... langoureux.

Je sens ses doigts s'accrocher à mon t-shirt et le tirer vers le haut. Quelques secondes plus tard, nos bouches se retrouvent, mais se relâchent une deuxième fois pour me permettre d'enlever SON t-shirt. Une de ses mains remonte lentement sur mon torse, je frissonne encore une fois. Ses lèvres dévient de leur trajectoire ... descendent doucement sur ma mâchoire et finissent dans mon cou. Je ne peux retenir un gémissement ... saloperie, il sourit en même temps qu'il commence à suçoter ma peau. Perdu, entre gémissements retenus et frémissements, j'commence réellement à avoir chaud là ...

Ses mains caressent mon torse et mes flancs, tour à tour. Je ne me suis jamais senti ... aussi bien ? Nan, j'trouve plus mes mots ...
J'ai chaud .... et ses lèvres sur mon cou ... c'est trop. Une de ses mains finit sa course sur la boucle de ma ceinture, qui ne reste pas longtemps fermée. Mon pantalon glisse rapidement au sol, et sa main ... sur mon caleçon. Alors là, j'crois que ça m'était jamais arrivé avant. J'ai ... j'ai bandé instantanément. Normal, peut-être, mais en tout cas, il m'a adressé un regard plus qu'insistant, et j'ai rougi, inconsciemment.

Je n'ai pu retenir un gémissement plus poussé que les autres quand il a caressé mon sexe a travers le tissu. Après avoir faiblement sourit, sa bouche s'est jetée sur la mienne. Un baiser enflammé commença. J'ai failli faire une gourde, en mordant sa langue, alors que sa main passait la barrière de mon caleçon qui a vite rejoint le reste de mes vêtements, au sol. Après avoir caressé ma virilité - déjà bien excitée - sa main s'est nouée autour, et entame un vas et viens lent. Trop lent. Je soupire de bien être mais finit par gémir. Il met fin au baiser et me regarde, amusé. Je sais ce qu'il veut ... et vu la tournure des choses (pas d'arrière pensées non plus s'il vous plait), il va l'avoir.
-« Tom ... s'te plait ... p'tain ... plus vite ... »
Il dépose un baiser sur ma joue avant d'accélérer le rythme. Je me sens monter, enfin. Comme pour rajouter à mon - délicieux - supplice, il pose ses lèvres sur un de mes tétons et commence à le mordiller, faisant passer sa langue chaude autour de celui-ci. Je ne me sens plus du tout. Tout est trop ... fort. J'halète et je gémis comme un malade. Mais c'est trop bon.
-« Han ... je vais ... »
Pas l' temps de finir. Je me libère dans la main de Tom. Je ferme les yeux, et soupire assez fort. Soupir d'aise bien sûr. Il m'embrasse rapidement, et j'entends ... un bruit métallique. Sa ceinture vient de heurter le sol, puisque la mienne s'y trouve déjà. J'ouvre enfin les yeux, essaie de m'habituer à l'obscurité ambiante. Tom s'est redressé, il a les mains autour de son sexe, et apparemment, y étale ma semence. Un sentiment d'appréhension me prend à la gorge. J'imagine avec difficulté, ce qui va se passer ... après.

W h e n * t h e * f u t u r e * h a s * t o * s t a r t

Il attrape mes hanches et me retourne, délicatement. Alors qu'il se penche au dessus de moi, je sens sa virilité frôler une de mes fesses.
-« T'inquiètes pas p'tit frère, j'vais y aller doucement. »
Il l'a murmuré dans mon oreille. Et sur le coup, je sais pas ce qui m'a fait le plus mal. Quand il m'a pénétré, lentement et avec douceur, ou quand il m'a appelé ... p'tit frère ? Sûrement le deuxième. Enfin, jusqu'à ce que la douleur devienne à la limite du supportable en moi. J'essaye de me retenir mais un gémissement m'échappe. Mes doigts agrippent les draps, et une larme coule lentement sur ma joue. J'ai mal et je fais un effort colossal pour ne pas hurler de douleur. Je crois que ... qu'il est entré entièrement en moi. Il s'arrête. La souffrance s'estompe lentement, mais il y a ... ce sentiment désagréable. Tom commence le chemin inverse, je me sens un peu mieux. Mais je sais que ce sera de courte durée. Il enclenche de lents et sinueux allers et retours. J'ai toujours ce sentiment désagréable, mais ... il y a ... du plaisir avec. Mes doigts se resserrent encore sur les draps, je suis sûr que mes jointures en deviennent blanches à ce rythme. Ma respiration est saccadée, mais ce n'est rien comparée à celle de Tom. Je me surprends entrain de gémir.
Malgré ... le sentiment que m'empêche de voir toute l'étendue de plaisir à laquelle je pourrais accéder, je me sens merveilleusement bien, et je crie à chacune de ses entrées en moi. Je l'aime, aujourd'hui, plus que jamais. Tom est ... entrain de me faire l'amour là. Maintenant. Tout de suite - on a compris. Mes cris deviennent carrément des litanies que je ne contrôle pas. Prononçant le nom de Tom et lui demandant d'aller plus vite et plus fort. Il m'entend bien sur, et ... on passe à la vitesse supérieure.
Il attrape mes hanches une seconde fois, et accélère ses coups de reins. Je n'en peux plus, je hurle. Trop fort. Mais c'est trop bon. Je mords ma lèvre dans l'espoir de cesser mes cris, mais j'me rends bien vite compte que je vais la trouer si je continue.

S o * w h a t * h a p p e n s * o n c e * y o u * l o s e * c o n t r o l * ?

C'est à ce moment que j'ai senti la main de Tom sur ma virilité. Il halète comme un malade, mais ça ne l'empêche pas de commencer un vas et viens avec mon sexe, déjà durci. Sa main continue son action de plus en plus rapidement, me faisant hurler comme jamais. J'vais p't'être me casser la voix, mais qu'est-ce que j'm'en fiche ! Ses coups de reins sont de plus en plus forts et vigoureux. Tom gémit et crie presque. J'ai perdu tout pied avec la réalité, depuis longtemps. Je m'enfonce (erm pas de sous entendu !) dans un océan de plaisir, c'en est effrayant.
J'entends Tom crier plus fort, pousser plus loin en moi, et une douce chaleur se répand en moi. Je me suis, je crois, libéré dans la main de Tom. Il me relâche doucement. J'suis plus capable de rien faire là, c'est horrible. Horrible comme c'est bon d'avoir goûté au plaisir absolu. Je retombe sur le lit, soufflant, expirant, essayant de reprendre une respiration normale coûte que coûte. J'suis sur le point d'm'asphyxier ... mais ça revient. Je vois Tom tomber sur le dos, à coté de moi. Il est rouge et transpirant, mais il a reprit son souffle. Il tourne son regard vers moi. Ouais, j'suis vraiment crevé parce que j'arrive même plus à fondre devant ses yeux. Je n'ai pas la force de chercher quoi que ce soit de plus. C'est donc sur cette vision que je m'endors. Le c½ur amoureux, plus que jamais rempli. Je t'aime Tom.

W h a t * h a p p e n s * w h e n * y o u ' r e * s t i l l * i n * l o v e * ?






___J'viens d'me réveiller, avec un mal de crâne pas possible. Mais ... j'me souviens de chaque mouvement de sa langue, chaque caresse de ses mains, chaque entrée de Tom en moi. C'était ... incomparable et merveilleux. J'ouvre doucement les yeux, espérant tellement trouver Tom près de moi. Je parcours, d'abord le lit des yeux. Je suis dans ma chambre. Mais ... mais il n'y a ... absolument personne. J'aurais du m'y attendre de toute façon. Une larme roule sur ma joue.

I t ' s * o b v i o u s * y o u ' r e * l e a v i n g * s o o n

J'aperçois un morceau de papier plié sur ma table de nuit. C'est pas à moi. Je m'en empare et commence ma lecture, les mains tremblantes.

I s * t h e r e * e v e r * a n * a n s w e r

Merci Bill pour cette magnifique nuit. J'espère sincèrement que je ne t'ai pas fait trop mal. Au c½ur ? Si. Je veux juste m'assurer que tu m'as bien compris. Mon c½ur bat la chamade. Je sais que cette phrase n'annonce rien de bon, et l'unique larme que j'ai versé ne devient plus exclusive. Cette nuit était un essai, parce que, je me doute que tu ne le sais pas, mais ça fait quelques temps que, c'est dur à dire mais, tu m'attires. Un essai ? ... Putain Tom t'es vraiment un connard. J't'attires ? C'est ça ouais ! Connard et menteur ! Ça t'as fait plaisir d'te foutre de ma gueule avoues le ! Quand tu m'as dit que tu m'aimais, je ne m'y attendais pas du tout. Mais j'ai saisi l'occasion.

Cette fois s'en est trop, je n'arrive plus à lire cette lettre de malheur, et de toute façon je n'en ai pas envie, surtout si c'est pour entendre des excuses pitoyables. Mes larmes m'aveuglent, je m'allonge sur le dos et pars dans une crise de larmes terrifiante.

I* l i e * i n * b e d * m o t i o n l e s s

Je me sens si mal. Tu m'as trahi Tom. Totalement. Tu t'es servi de moi. Je te hais. C'est là que j'm'en rends compte et que j'explose ... d'impuissance.
-« ... même pas ! Même pas ! J'y arrive même pas putain ! J'arrive pas a te haïr malgré c'que t'as fait ! T'es vraiment qu'un connard Tom ! Et j'arrive même pas à te haïr ! ... Pourquoi t'as fait ça ... un essai ... mais putain Tom t'as profité de moi là ... tu m'as trahi ... un essai ... j'arrive pas à le croire ... j'te dis ... j'te dis qu'je t'aime et toi tu ... tu fais ... un essai ? »
-« J'me disais bien que j'aurais pas du mettre 'j'ai saisi l'occasion'. »

Je relève brusquement les yeux et retire mes mains de mon visage. Il est là. Tranquille, il sourit même, appuyé négligemment contre l'encadrement de la porte. Quel connard ...
-« T'es ... t'es vraiment qu'un gros enculé Tom. »
-« Ouais, j'aurais pas du mettre cette phrase parce que ... du coup j'vois qu'tas pas fini de lire. »

Il dit tout ça très calmement, et s'approche de moi. Qu'est-ce qu'il raconte ? J'suis sur qu'il avait marqué quelque chose de pire après. Moi ça me donne moyen l'envie de lire. Mon c½ur est totalement détruit. Tom ... tu m'as fait connaître le Paradis et maintenant tu m'envois direct en Enfer. Il est si près ... Nan ! Nan j'dois pas !
-« Casses-toi Tom ! T'en a fait assez pour toute une vie okay ? »
Il pose délicatement un doigt sur mes lèvres. Je le repousse.
-« Casses-toi j'te dis. Vas ... vas faire des essais ailleurs ! »
J'ai explosé de haine là. Peut-être qu'au fil du temps j'vais arriver a réellement le haïr ? Nan, j'y arriverais pas, c'est certain.

B u t * t i m e * r i p s * y o u * a p a r t

Il caresse doucement ma joue, à seulement quelques centimètres de mes lèvres et susurre, avant de m'embrasser :
-« Mais Bill ... qui t'as dit que j'ais pas envie de faire d'autres essais avec toi ? Si t'avais lu jusqu'au bout ... t'aurais peut-être vu ... ma déclaration ? Je t'aime Bill. Moi aussi, c'est plus. Moi aussi, c'est Trop. »

I ' l l * h o l d * y o u * c l o s e r * a n d * t e l l * y o u * I * l o v e * y o u

T h e * e n d * p r o v e s * I * c a n ' t * d o * t h i s , * a l o n e .




Paroles : E n d * de * S e c o n d H a n d * S e r e n a d e



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F i n

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Cet OS est le moins romantique que je ne ferais jamais je crois ! Pourtant, je l'aime bien, car il change.
J'sais pas pourquoi, je n'aime pas le POV Bill. Je préfère Tom dans les Twc.
Une lectrice m'a dit dans les commentaires, que l'amour que Bill a pour Tom est moins fort que celui de son frère. Moins vrai.
Je tenais juste à te faire remarquer, que Bill est resté fidèle, ce qui n'est pas le cas de Tom ...
Enfin, à toi de voir, après tout « L'histoire est l'archet, et le lecteur la caisse du violon.».

Qu'en pensez-vous ?



A n e c d o t e :
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Il y a, dans l'OS, un détail qui, quand on le connait permet de connaitre partiellement la suite, avant de l'avoir lue.
Comme dans beaucoup de fictions, mais bon : « On entre, et je m'assois rapidement sur le lit. Il n'est pas défait. Bizarre. »
Cette phrase en dit beaucoup. Même Bill s'en étonne. Le lit n'est pas défait, alors que Tom est censé etre monté dans la chambre avec la journaliste. Non, Tom a bien fait quelque chose avec Elle. Mais il n'a pas voulu aller jusqu'au bout, en fait. Ca explique certaines choses ...

© Stern_*
# Posté le mercredi 15 août 2007 13:37
Modifié le mercredi 30 janvier 2008 08:21

OS - O3 - Qui sommes nous ?

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D e s * h i s t o i r e s *à * d o r m i r * d e b o u t

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_______ Fans

___-« Eh ! Fais gaffe où tu fous les pieds, si tu veux pas qu'je t'en colle une ! »
Le gars que, en fait, j'avais bousculé, se barre en courant sous ma ... violente réaction, disons ... oui, j'avoue, je ne suis absolument pas de bonne humeur >.<

Si je n'arrive pas dans deux minutes au quatrième étage de ce putain d'immeuble, j'suis dans la merde jusqu'au cou é_è. Ca fait un mois que j'ai cet entretien d'embauche de prévu ... et c'est le seul ! On me donnera pas deux fois une occasion pareille, c'est certain. J'ai un besoin Vital de ce boulot. Trop de trucs à payer, pour l'appart et tout ... p'tain ça me fait chier rien que d'y penser quoi ! --'

Quatre étages ... escalier ? ... Nan c'est bon, j'suis crevé, ça va me saouler, surtout si j'arrive tout essoufflé -_-. Je vois les portes de l'ascenseur se refermer lentement, alors que j'y pénètre.
C'est incroyable comme je stresse ! Oo J'ai les mains qui tremblent, quand j'appuie sur le bouton qui symbolise l'étage quatre. Mon souffle est tout saccadé, alors j'me voyais mal monter les quatre étages en deux minutes top chrono =s.

L'ascenseur démarre, enfin. Je sens sa poussée, sous moi.
J'ai bien retenu les leçons de politesse. Pas de 'gros mots'. Comme si j'en disais tout le temps t'sais ... Nan, mais elle fait chier ma mère avec ses conseils à la con è_é. J'ai pris mon CV. Tout va bien. J'inspire et j'expire lentement, pour retrouver ma respiration _ _°.

Et ... en quelques secondes je me retrouve à terre.
J'ai déjà du mal à comprendre pourquoi j'en suis arrivé là, mais en plus ... j'suis pas tombé seul oO' ! Je sens une main s'appuyer sur ma cuisse, me tirant un hoquet de stupeur. J'étais pas seul dans l'ascenseur ? P'tain, j'devais être vachement concentré pour même pas le remarquer --' !
Je relève doucement le visage en apercevant une main fine et manucurée, qui se retire rapidement. Et ...
J'y vois plus rien. Mais ... qu'est-ce qu'il s'est encore passé, merde ?! è_é C'est quoi c'bordel ? >.<' Je suis ... apparemment coincé dans un ascenseur, à quelques minutes, de l'entretien d'embauche le plus important de ma jeune vie, avec une fille. Super. J'crois que j'ai rarement été aussi heureux -_-''.
Okay.

Premièrement, récapitulons.

Pour l'ascenseur, il a pas l'air de vouloir bouger, et ça m'inquiète un peu, j'avoue.
Pour l'entretien, vu comme c'est parti, j'vais le louper, ou au moins arriver en retard.
Pour la fille ... ben ... euh ... j'sais pas du tout à quoi elle ressemble. J'ai, mais alors, rien eu le temps de voir.

Deuxièmement, relativisons.

Pour l'ascenseur, il repartira bien un jour, et on viendra nous chercher.
Pour l'entretien, je leur expliquerais. De toute façon, ils seront certainement au courant. J'le repasserais.
Pour la fille, ça fait déjà pas mal de temps, que j'ai passé la période, ou j'me tapais tout et n'importe quoi, tant que ça avait une belle poitrine. Donc. Agissons en être civilisé.

Okay. Ca va mieux.

J'm'aperçois tout à coup, que j'ai pas bougé. Cool. J'suis toujours étalé à même le sol. Je me relève de façon à être assis, et je soupire bruyamment. J'entends un petit rire parvenir de ... d'en face je crois.

-« Ca va pas ? »
Elle a la voix grave dis donc ! ... c'est sûrement parce que je suis totalement à la masse ... Perso, j'apprécie moyennement sa moquerie là ><.
-« Nan, pas vraiment. Sauf si, se retrouver coincé dans un ascenseur et louper un rendez-vous super important, fasse partie du 'ça va'. »

Bon ... j'ai raté le 'être civilisé' _ _°. Faudra que j'me rattrape une prochaine fois.

Mais à ma grande surprise, elle ne rie pas. Donc, elle ne se moque pas. Mais elle ne répond pas non plus, à ce qui aurait pu passer pour une blague ... -_- .. j'suis compliqué quand même ...
-« C'était quoi ce rendez-vous ? Sans indiscrétion, bien sûr. »
Bien sur ... aucune indiscrétion à demander les rendez-vous d'un parfait inconnu, des la deuxième phrase qu'on lui adresse. Oui c'est tout a fait normal voyons ! >.< ... j'vais arrêter l'sarcasme hein ... ça me réussi pas.
-« Entretien d'embauche. »
Cette fois-ci, son rire résonne dans la minuscule pièce que forme l'ascenseur.
Elle fait quoi là ? Tranquille ! Vas-y fous toi de ma gueule je dirais rien ! >///<.
-« Je comprends que tu sois en colère. Désolée pour toi. »
Ah.
Bon ... j'ai rien dit ... mais enfin j'pouvais pas deviner qu'elle allait compatir alors qu'elle commence sa phrase par un rire quand même ><.
-« C'est pas grave, j'me débrouillerais une fois en haut. Ils vont pas m'dire que j'suis pas pris sans m'avoir vu, et juste parce que j'me suis fais coincer dans l'ascenseur de leur immeuble quand même ... »
-« Heureusement. »

Je me rends compte qu'elle a vraiment une jolie voix ... bien sur elle est un peu grave ... mais ça fait son charme ...
Oo qu'est-ce que je viens de dire là ? Elle a un charme ?
Olala ... faut que je fasse gaffe ... je sens que je vais faire une grosse connerie si je continue (han, mais c'est déjà fait Tomichou xD) ! Apres tout, je l'ai pas vu une seule fois cette fille ! Et si .... Elle était extrêmement moche ? x) d'accord là, j'me fais peur tout seul ...
-« Et toi ? Qu'est-ce que tu fais ? »
Elle répond pas tout de suite ... j'entends son souffle, il est ... pas très régulier ... ?
-« Ben ... j'ai pas vraiment de boulot pour l'instant ... je ... je ... compose. »
Là, elle m'a prit au dépourvu.
-« C'est vrai ? Tu joues de quel instrument ? »
-« Je ... chante. »

J'suis con, j'aurais du m'en douter avec une si jolie voix. Ca doit être magnifique de l'entendre chanter ... j'aimerais bien en avoir un échantillon --'. J'espère seulement qu'elle fait pas du hard rock xD.
-« Et ... et ... toi ? »
Mais ... qu'est-ce qu'elle a à bégayer comme ça ? On dirait qu'elle est nerveuse ... c'est pas moi qui lui fait cet effet quand même ? Oo je sais que je suis irrésistible mais bon ... hum ... roooh ça va hein ! >.< bref, essayons de comprendre une question a deux syllabes a peine prononcées ... -_-.
-« De quoi ? La musique ? J'fais de la guitare, moi aussi je compose. »

Un long silence s'établit.
Le genre de silence que je degommerais bien d'un coup de pied ... ou en mettant un CD de Sammy Deluxe ^_^ au choix. Mais faut faire quelque chose, ça devient intenable --'. J'comprends qu'on aie pas grand-chose à se dire, mais bon, voilà quoi ! >.<.
C'est marrant mais ... cette fille a quelque chose de mystérieux. Enfin ... c'est peut-être parce que j'ai pas encore vu son visage en fait -_-''. Mais ... pfff ... j'arrête ! Stop ! Finis ! Quand c'est comme ça, j'fais toujours une bêtise qui gâche tout après donc ... je, m'arrête.
On entend juste ce silence, qui devient de plus en plus pesant. Raahh, je déteste ça !
Tout à coup, j'entends autre chose ... c'est toujours sa respiration. Elle est ... vraiment très irrégulière. On ... on dirait qu'elle ... manque d'air ! Oo'
-« Ca ... ça va ? »
-« Je ... non, ça va pas du tout ! »

Elle a presque crié, ce qui, évidemment m'a fait sursauter. Je comprends pas ... elle a quoi ?
-« Qu'est-ce qui t'arrives ? »
Elle laisse échapper un gros sanglot, directement suivi de plusieurs autres.
-« Je suis ... claustrophobe !! »
Merde ! J'ai jamais eu à faire a des cas comme ça ! Pourquoi elle l'a pas dit des le début, hein ?! Pfff, j'sais pas quoi faire moi !
Elle se met carrément à pleurer après avoir prononcé ce mot, et j'entends son souffle se saccader encore plus. Mein gott, je panique aussi moi ! é_è Qu'est-ce que je dois faire ? Comment on rassure quelqu'un qui est face à sa plus grande phobie, sans savoir quand ça va s'arrêter ?
J'vois qu'une solution ... enfin c'est surtout parce que j'ai aucune expérience dans ce domaine. De toute façon, c'est tout ce que je peux faire pour l'aider ...
Je me rapproche doucement, et m'assied à coté d'elle. Ses sanglots se font de plus en plus gros. J'ai peur.
Je passe mon bras gauche autour de ses épaules, elle sursaute à ce contact, mais s'accroche à moi. Ses doigts se tordent sur mon torse et finissent par glisser jusqu'à mon dos, où ils s'accrochent les uns aux autres.
-« Je ... je ... je veux sortir ! »
Ses phrases sont entrecoupées de gros sanglots qui font peine à voir. Oui, elle me fait de la peine ... é_è. En plus ... je peux quasiment rien faire ! Je la connais pas, mais là, j'a